Au moins 5900 étudiant.es de l'Université Laval rejoignent la grève des secteurs publics et communautaires

Affichette : dessin de petits personnages simples formant le devant d'une manifestation avec des bannières Travailleurs Travailleuses Étudiants Étudiantes. - Nous savons que nous ne sommes pas seuls/seules. Le 5 novembre, prenons la rue !Au moins 5900 étudiant.es de l'Université Laval seront en grève le 5 novembre 2015

(Québec, 2 novembre 2015) – De nombreuses associations de l'Université Laval se joignent au mouvement de grève qui touche le secteur public et les organismes communautaires. Elles veulent ainsi donner leur appui aux travailleuses et travailleurs qui négocient présentement leur convention collective et aux organismes qui demandent, entre autres, un meilleur financement.

Les associations étudiantes se mobilisent aussi pour dénoncer les compressions dans les universités. Comme le souligne Jean-François Perrier, président de l'Association des chercheures et chercheurs étudiant∙e∙s en philosophie (ACEP): « Puisque les mesures austères du gouvernement touchent toute la société, c'est une vaste lutte commune qui s'organise ».

En grève contre l'austérité

En solidarité avec près de 1300 organismes communautaires en grève les 2 et 3 novembre 2015, de nombreuses associations étudiantes de l'Université Laval sont en grève durant l'une ou l'autre de ces journées. Ainsi, 997 étudiantes et étudiants ont été en grève le lundi 2 novembre et au moins 5800 en grève le mardi 3 novembre 2015. D'autres associations tiendront des assemblées générales en début de semaine.

Pour demander un réinvestissement massif dans les services publics, plusieurs associations étudiantes de l'Université Laval ont répondu à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et seront en grève le jeudi 5 novembre. Ainsi, au moins 5900 étudiantes et étudiants de l'Université Laval seront en grève le 5 novembre. Des autobus partiront de l'université pour se rendre à la grande manifestation nationale de l'ASSÉ à Montréal.

Grève du communautaire: occupation des bureaux politiques et bancaires [vidéo]

Copie-écran du début du vidéo : bannière Amies de la Terre en grève. On voit surtout trois des manifestantes, dans un bureau vitré..Reportage du journal Le Soleil du 2 novembre 2015

Le Soleil a aussi produit un vidéo, disponible dans l'article en ligne, où le porte-parole de groupes communautaires de Québec exprime très bien les motivations.

Rappelons que des groupes à travers le Québec ont fait grève les 2 et 3 novembre et ont tenu diverses actions locales.  L'appel était mené par leurs campagnes Les droits, ça se défend et Je soutiens le communautaire.

Extrait : « Ils ne pourront pas dire qu'ils n'ont pas reçu nos lettres cette fois-là ...»  Le «ils», prononcé par Vania Wright-Larin, porte-parole du Regroupement d'éducation populaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (RÉPAC), fait référence aux député-es libéraux de la région de Québec, dont les bureaux ont été pris d'assaut lundi midi par les grévistes issus du milieu communautaire.  Six des sept bureaux de députés libéraux ont ainsi été occupés, soit ceux de François Blais (Charlesbourg), de Sam Hamad (Louis-Hébert), d'André Drolet (Jean-Lesage), de Caroline Simard (Charlevoix-Côte-de-Beaupré), de Raymond Bernier (Montmorency) et de Sébastien Proulx (Jean-Talon). Celui de Patrick Huot (Vanier-Les Rivières) devait également être occupé, mais les manifestants se sont heurtés à des portes closes. Lire la suite »»»

Occupation aussi d'une banque le 3 novembre 2015

Communiqué du 3 novembre 2015 - Des manifestant-e-s des groupes communautaires de la région ont brièvement occupé le hall de l'édifice de la Banque Nationale.  Ils et elles voulaient ainsi attirer l'attention du gouvernement sur les profits records engrangés par les institutions financières alors que les organismes communautaires et les services publics sont mis à mal par les mesures d'austérité.

En 2014, les grandes banques canadiennes ont enregistrés des profits de 33,3 milliards, mais pourtant elles sont les entreprises les moins imposées. Le gouvernement doit impérativement augmenter leur contribution afin de financer adéquatement nos services publics.

Gaspillage de fonds publics donnés à l'industrie minière - Une enquête publique s'impose

Photo vue de haut : vue impressionnante, aérienne, d'une mine à ciel ouvert énorme et profonde, mais entourée d'une ville sablonneuse, qui semble abandonnée. C'est en Russie.27 octobre 2015 - La Coalition pour que le Québec ait meilleure mine réclame d'urgence une enquête publique pour faire la lumière sur le gaspillage de fonds publics, l'évasion fiscale, l'influence des lobbyistes et le phénomène des portes tournantes dans le secteur minier.

Cesser de se rendre complice de l'évitement fiscal des minières

Depuis quelques années, Investissement Québec et sa filiale Ressources Québec (RQ) ont octroyé du financement public à plusieurs projets miniers dont la rentabilité était mise en doute ou ne rencontrant pas l'acceptabilité sociale ou environnementale, selon la Coalition. RQ a aussi promis 12 millions pour la mine Dumont de Royal Nickel, un projet qui a reçu du financement d'une compagnie-écran installée aux Bermudes, un paradis fiscal notoire, dans le but avoué de payer moins d'impôt.

« Alors que le taux de redevances de l'industrie est le plus bas au Canada, il est inacceptable que le gouvernement se rende complice de manœuvres d'évitement fiscal pour permettre aux compagnies de payer encore moins d'impôt » affirme Dominique Bernier, coordonnatrice de la Coalition.

Aide sociale: «Je veux rectifier mes propos» - Éric Boulay de Lauberivière

Publiée dans Le Soleil le 15 octobre 2015
Lettre ouverte de Éric Boulay, directeur général de la Maison Lauberivière à Québec

En réaction au texte Les propos de Lauberivière doivent être rectifiés
publié par un regroupement d'organismes de Québec, publié le 9 octobre 2015.

Le 28 septembre dernier, à l'émission Bouchard en parle, j'ai tenu des propos qui ont choqué des gens. Aujourd'hui, je veux rectifier mes propos.

Je veux d'abord rappeler que je ne suis pas opposé à l'augmentation du montant des chèques d'aide sociale.  Selon moi, cette somme est insuffisante, et plusieurs personnes ont peine à survivre dans cette extrême pauvreté.  Dans les propos exprimés le 28 septembre dernier, je me prononçais sur les gens qui frappent à notre porte, et non sur l'ensemble des personnes bénéficiant de cette mesure.  Je corrige mes propos en soulignant que pour certaines personnes qu'on accueille, il faut plus que de l'argent.  Il leur faut de l'aide et de l'accompagnement.

Les mots que j'ai choisis pour exprimer cette idée manquaient de nuance et de raffinement, et je m'en excuse. Je ne travaille pas contre les groupes. Lauberivière fait partie d'un regroupement qui fait un excellent travail. Je connais aussi certains groupes qui, eux aussi, font un remarquable travail. Nos missions sont différentes, mais complémentaires.

Il y a maintenant plus de 20 ans que je travaille corps et âme à essayer d'aider les gens qui souffrent. Je ne le fais pas toujours parfaitement, mais c'est ce que je fais de mieux.

À l'avenir, je ferai plus attention à mes propos pour le plus grand respect des personnes en situation de précarité, et je vais me garder de rentrer dans un débat qui n'est pas le mien.

- Éric Boulay, directeur général de la Maison Lauberivière, Québec

Cri d'alarme des centres d'éducation populaire: le ministre leur demande de «prouver leur viabilité économique»

Dans deux semaines le Carrefour d'éducation populaire et les cinq autres centres d'éducation populaire de Montréal devront déposer un plan d'affaires pour prouver leur viabilité économique, sans quoi le gouvernement du Québec pourrait nous fermer. Cette situation est inacceptable, les organismes communautaires autonomes ne sont pas des entreprises privées. L'éducation est une responsabilité du gouvernement.

La rentabilité sociale des CEP n'est plus à prouver. Nous demandons au ministère de l'Éducation de se responsabiliser en conservant la propriété publique des bâtiments et en renouvelant le financement à la mission qui leur a été retiré.

Nous vous invitons à aller signer la lettre d'appui sur le site web de
la campagne « 30 jours pour sauver les CEP »
Merci de votre appui !

Plus de 200 personnes bloquent l'accès au Ministère du travail, de l'emploi et de la solidarité sociale

Photo : devant le ministère, sur le Québec on voit le drapeau du Québec, une foule de gens se tiennent en ligne unie avec des bannières, dont la plus lisible dit: Un meilleur financement des groupes en défense collective des droits.

( Communiqué, Québec 30 sept. 2015. Voir aussi: Revue de presse )

Plus de 200 personnes représentant des organismes d'action communautaire autonome et de défense collective des droits ont bloqué l'accès au Ministère du travail, de l'emploi et de la solidarité sociale [NDLR: de 6 h 45 à 9 h l'avant-midi, le tout suivi d'une manifestation en haute-ville]. Inquiets pour leur avenir et excédés par le sous financement chronique, les manifestantes et manifestants demandent au gouvernement du Québec d'engager rapidement un rehaussement de leur financement, de reconnaître leur entière autonomie et de mettre fin à ses mesures d'austérité.

Après les pétitions, les rassemblements, les marches et face à un gouvernement qui les ignore, les organismes communautaires ont décidé de hausser le ton et d'augmenter la pression. Le 30 septembre, on bloque! se veut une étape dans l'escalade des moyens de pression, une façon de construire le momentum vers la grève du communautaire des 2 et 3 novembre 2015.

Déclaration pour des ondes radiophoniques saines - 83 organismes du Québec

Logo : empreinte rouge d'une main. Coalition pour la justice sociale de Québec et Chaudière-AppalachesRésumé du Média reseauforum.org - La Coalition pour la justice sociale de Québec et Chaudière-Appalaches rend publique la Déclaration pour des ondes radiophoniques saines pour dénoncer les propos entendus dans plusieurs stations de radios.  Elle est signée par quatre-vingt-trois groupes, surtout de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, mais aussi bon nombre d'organismes nationaux.  La déclaration rappelle des normes éthiques de base qui, manifestement, sont peu respectées par certaines émissions : les médias doivent être « exempts de discours haineux et discriminatoires, de propos méprisants et diffamatoires, d'informations mensongères et/ou trompeuses et irresponsables sur le plan social ».

Pour les groupes signataires de cette déclaration, l'accès aux ondes radiophoniques est un privilège qui confère aux personnes qui l'utilisent un pouvoir et une responsabilité morale.
« Nous croyons que les ondes radiophoniques doivent permettent de développer un esprit critique en nous présentant différentes positions sur des sujets d'actualité. Elles doivent aider au développement de débat respectueux sur les sujets qui nous touchent plutôt que d'attiser les conflits sociaux et propager des préjugés » explique Vicky Brazeau du Regroupement des organismes communautaires de la région de Québec.

Anne-Valérie Lemieux Breton, du Regroupement en éducation populaire et en action communautaire du Québec et Chaudière-Appalaches ajoute : « La déclaration n'est pas un appel à la censure, mais une démarche de conscientisation de la population et des élu-e-s aux problèmes engendrés par la multiplication de ce type de pratiques radiophoniques.»

Pour Jean Cloutier, président du Conseil régional de la Capitale-nationale de l'Alliance pour la fonction publique du Canada les impacts négatifs sont clairs pour son syndicat : « Ces radios-poubelles font miroiter aux gens non syndiqués que les gens syndiqués sont des enfants gâtés avec leurs belles conventions collectives, alors que ce sont eux qui n'ont pas grand chose et qui devraient revendiquer des améliorations de leurs conditions de travail.»

- Extraits du communiqué Quatre-vingt-trois groupes sociaux en ont assez de la radio-poubelle document Adobe PDF

La population est invitée à appuyer individuellement cette déclaration en ligne ici


 

Déclaration Pour des ondes radiophoniques saines

Nous, les signataires de cette déclaration, affirmons l'importance d'un milieu médiatique sain, exempt de discours haineux et discriminatoires, de propos méprisants et diffamatoires, d'informations mensongères et/ou trompeuses et irresponsables sur le plan social. Nous nous inquiétons de la dérive prise par certaines stations de radio dans la dernière décennie. Outre le tort causé aux individus par les préjugés colportés, nous constatons que les discours de certains animateurs et certaines animatrices, amplifiés par une audience de masse, sont susceptibles de provoquer une dégradation du climat social voire de susciter des comportements violents.

La dette, elle a bon dos... (Chantal Santerre d'ATTAC)

« Il y a deux manières de conquérir et d'asservir une nation, l'une est par les armes, l'autre par la dette.» Sur fond noir, une peinture de John AdamsBOUH !

Vous avez sûrement déjà entendu parler du compteur de la dette québécoise de l'Institut économique de Montréal (IEDM) et vous avez peut-être déjà eu la curiosité d'aller sur son site pour l'observer (...).

Lorsqu'on s'intéresse à la pensée critique et aux erreurs de raisonnement en particulier, on est souvent à la recherche de bons exemples pour pouvoir les illustrer. Ce compteur à lui seul peut servir à mettre en évidence certains d'entre eux.

Le premier qui vient à l'esprit est l'appel à la peur. Voir défiler ces chiffres à une vitesse folle et toujours à la hausse (...).  Ensuite quand on parvient à quitter des yeux le compteur, on voit juste dessous, le montant de la dette par contribuable. Là encore on s'affole un peu beaucoup. (...)

Finalement, si vous descendez un peu plus bas vous apprenez, ce que le montant de la dette représente, comment ils l'ont calculé et de quelle manière il augmente. (...)

Dans ce billet, Chantal Santerre du mouvement ATTAC Québec
nous présente les faits sur la dette (avec graphiques et comparaisons).

La dette : vérité, mythes et mensonges

Décès de Guy Blouin: des accusations sont déposées contre le policier impliqué

Photo des objets et messages déposés sur la parvis à la mémoire de Guy Blouin et pour dénoncer sa mortLe Comité du 3 septembre vient d'apprendre que des accusations de conduite dangereuse causant la mort, ainsi que de négligence criminelle causant la mort, seront déposées contre Simon Beaulieu, le policier du Service de police de la Ville de Québec impliqué dans le décès de Guy Blouin.  Le 3 septembre 2014, ce citoyen avait été happé mortellement par une auto-patrouille dans le quartier Saint-Roch.  Le comité tient donc à féliciter le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour sa décision, qui va dans le sens d'une plus grande transparence.

Nécessité de faire la lumière sur le décès de Guy Blouin

« Trop souvent, lorsque des policiers blessent ou tuent quelqu'un dans l'exercice de leurs fonctions, les enquêtes de la police sur la police comportent des lacunes qui permettent difficilement d'établir la vérité sur les événements », explique une participante au Comité du 3 septembre.  « Nous sommes donc agréablement surpris d'apprendre que la justice suivra son cours dans le dossier du décès de Guy Blouin, et qu'un procès en bonne et due forme permettra de déterminer si les policiers impliqués dans l'incident sont coupables ou non des accusations qui leurs sont attribuées », poursuit-elle.  De plus, cette décision était nécessaire pour rétablir la confiance de la communauté envers le service de police, qui a été ébranlée par les tristes événements.

Le comité du 3 septembre

Mobilité durable : carte des parcours et des intersections problématiques (Québec & Lévis)

Capture-écran d'une carte Google de Québec et Lévis avec plusieurs marqueurs de lieux.

Le Vélurbaniste vient de lancer une carte des parcours et des intersections problématiques pour les cyclistes et les piétons. Cette carte identifie les obstacles à la mobilité durable dans la grande région de Québec, de même que les solutions proposées pour y remédier.

Vous pouvez consulter la carte sur velurbaniste.com. Vous connaissez d'autres obstacles à la mobilité durable à Québec ou à Lévis ? Vous pouvez ajouter un élément en suivant la marche à suivre sur la page en question.

Poussière rouge - Deux pas de plus dans la bonne direction

Message de L'Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec

Photo du port vue du ciel : on voit des montagnes énormes de « sable » rouges, tantôt gris foncé, ainsi que des silos.Premièrement, vous l'avez probablement vu dans les médias, l'autorisation nous a été accordée par jugement de déposer un deuxième recours collectif contre l'Administration portuaire de Québec et la Compagnie d'arrimage du Québec pour les nuisances subies.  Comme pour la précédente autorisation, il ne s'agit que du début d'un long combat... mais c'est néanmoins un début qui a des airs de grande victoire dans les circonstances.

Nous réitérons l'invitation à vous inscrire au recours collectifs en utilisant ce lien.

Les décisions prises par Harper, reflètent-elles vos choix ?

Peu d'entre nous suivent attentivement ce qui se décide à Ottawa. Remettons les choses en perspective et parcourons certaines des décisions prises par le gouvernement Harper.

www.harper.reseauforum.org

(Québec, 1er août 2015) Les médias de masse nous informent que le gouvernement Harper risque de déclencher des élections ce dimanche. La Coalition pour la justice sociale de Québec Chaudière-Appalaches vous invite donc à bien vouloir propager cette page spéciale dans vos réseaux.

Elle souhaite la diffuser le plus largement possible avant le début des élections.

- Coalition pour la justice sociale de Québec Chaudière-Appalaches

Le RéseauFS-QCA, qui gère le Média reseauforum.org, est membre de cette coalition.

Pétition: OUI au maintien de la démocratie scolaire

Sans débat public, sans manifester aucune considération pour les élèves, le ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, M. François Blais, au lieu de défendre le réseau scolaire contre les coupures budgétaires en éducation, a décidé de priver la population d'exercer son contrôle local sur les services offerts aux élèves dans les écoles publiques, en remplaçant les personnes élues au suffrage universel par un conseil d'administration privé. Un glissement qui nuira aux intérêts des élèves.

Affichette : Je signeNOUS DEMANDONS AU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC de maintenir des élus choisis par la population dans le meilleur intérêt des élèves, des parents et des contribuables et de tenir, comme dans d'autres provinces, des élections scolaires et municipales simultanées, pour faciliter la participation citoyenne et diminuer les coûts liés à l'organisation des élections.

Signez la pétition sur www.petitiondemocratie.fcsq.qc.ca


Pétition lancée par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).  Réunis en assemblée générale annuelle les 29 et 30 mai 2015, plus de 200 délégués des commissions scolaires membres de la FCSQ ont adopté à l'unanimité une résolution demandant au gouvernement de renoncer à son intention d'abolir la démocratie scolaire et de tenir une large consultation publique sur l'avenir du système d'éducation (source-plus).

Article informatif : C'est la fin pour les élections scolaires, dans Le Devoir, 15 avril 2015.

Profilage politique à Québec: Commission des droits de la personne soumet une première cause au Tribunal

Profilage politique :
la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse soumet une première cause au Tribunal des droits de la personne

(Montréal, le 3 juillet 2015 source/l'original) – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a déposé aujourd'hui, devant le Tribunal des droits de la personne, une poursuite contre la Ville de Québec et son service de police au nom de 36 victimes de profilage politique, arrêtées lors d'une manifestation féministe pacifique contre la hausse des frais de scolarité pendant le printemps érable.

Dans sa demande introductive d'instance, la Commission demande au Tribunal de condamner la Ville de Québec à verser à chacune des victimes la somme de 6 000 $ en guise de dommages moraux et punitifs. De plus, afin de prévenir la récurrence de la discrimination et du profilage fondés sur les convictions politiques, elle demande aussi que les dirigeants du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) soient tenus de suivre une formation sur les droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté d'expression sans discrimination.

La Commission a fait enquête à la suite du dépôt des plaintes au nom des victimes par la Ligue des droits et libertés (Section de Québec) et conclut que cette marche pacifique, organisée par la CLASSE (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante) au mois d'avril 2012 comptait un nombre limité de participants – environ 150 à 200 – de tous âges, sexes et condition sociale qui avaient en commun leur conviction politique quant à l'accessibilité universelle à l'éducation supérieure, affirmée par le port du carré rouge.

Selon la Commission, la Ville de Québec par le biais de son service de police, a porté atteinte de manière discriminatoire aux droits fondamentaux des victimes, à la liberté et l'intégrité de leur personne, la liberté d'opinion, d'expression et de réunion pacifique et à leur dignité sur la base de leurs convictions politiques. L'intervention policière auprès de manifestants pacifiques qui ne présentaient aucun véritable danger pour la sécurité publique ainsi que les méthodes policières utilisées ont eu pour effet de réprimer de façon disproportionnée les droits fondamentaux des victimes.

Droit de manifester à Québec - Une coalition dépose une déclaration appuyée par 3890 personnes

Selon la Coalition, les stratégies d'intervention de la police de Québec visent non pas à sanctionner des actes reprochables – puisqu'il n'y en a pas vraiment – mais plutôt à décourager la mobilisation.

Bannière web : À qui la rue ? manifesteraquebec.org - Sur fond d'une photo d'une jeune femme reçevant une amende d'un policier [en 2012 dans la côte Montmorency menant au quartier historique.].( Québec, vendredi 19 juin 2015 ) – À l'occasion du 3e anniversaire de l'adoption des règlements antimanif par la ville de Québec, une coalition d'organismes* a déposé aujourd'hui à l'Hôtel de Ville de Québec sa déclaration pour le droit de manifester. Cette déclaration appuyée par 3890 personnes et 89 organisations réclame particulièrement le retrait des articles 19.2, 19.4 et 19.5 du Règlement sur la Paix et le bon ordre de la Ville de Québec.** En rappelant que la manifestation est un droit démocratique fondamental, la coalition déplore qu'il soit ainsi remis en cause par la Ville de Québec.

Selon la déclaration pour le droit de manifester déposée à la Ville de Québec, les « nouveaux règlements municipaux restrictifs [...] tendent à transformer l'expression contestataire en acte illicite ».  Ces règlements, qui incluent l'obligation de dévoiler l'itinéraire, imposent des contraintes excessives et inutiles au droit de manifester. « Rappelons que l'objectif de ces modifications règlementaires n'est pas de sanctionner ceux et celles qui [...] commettent des actes de vandalisme ou menacent la sécurité des personnes, mais bien de redéfinir de façon restrictive les règles du jeu en matière de contestation en donnant aux forces de l'ordre la possibilité de sévir de façon discriminatoire contre les individus et certains groupes. De toute évidence, la Ville [...] lance ainsi un message politique clair : manifester à Québec n'est plus un droit, mais un privilège ».

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